dimanche 11 novembre 2007

Le margouillis vespéral

Je présente mes plus humbles excuses à toutes les personnes qui m'ont envoyé un mail et n'ont pas encore reçu de réponse. J'ai pour le moment quelques problèmes de temps libre qui m'empêchent de répondre d'une manière digne de ce nom.

Je m'engage sur l'honneur à répondre à tout mon courrier en retard avant la fin du monde (qui, je le rappelle pour ceux qui viennent d'arriver, est pour l'instant prévue pour le 21/12/2012 mais est habituellement repoussée au dernier moment).

Depuis la création de ce blog, il y a un peu plus d'un an, j'ai accumulé une grande quantité de liens et de vidéos bizarres ou intéressants avec l'intention d'en parler dans ma mise à jour suivante. Malheureusement, j'ai une certaine tendance à oublier ces liens ou à juger au dernier moment qu'il n'y a pas suffisamment de choses à dire à leur sujet pour leur consacrer un article.

Je n'ai cependant ni le temps ni la motivation nécessaire pour écrire un article digne de ce nom ce soir. L'occasion me semble rêvée pour ressortir quelques-uns de ces liens de mes vieux cartons. J'ai donc le plaisir de vous présenter la première édition de :


Le margouillis vespéral
N°1 - 11 novembre 2007 - 0 €
Édition du dimanche
Les journaux usagés ne seront ni échangés, ni repris, ni reconnus- sérieusement, je ne veux rien avoir à faire avec ce torchon


Éditorial

Depuis sa création il y a quatorze secondes, le margouillis vespéral s'efforce d'apporter à ses lecteurs la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Son équipe de rédaction fait donc preuve de beaucoup de rigueur et d'esprit critique dans le choix des sites internet qu'elle plagie.

Les critiques du margouillis vespéral diront peut-être qu'il ne s'agit que d'une série de liens copié-collés les uns à la suite des autres sans rapport les uns avec les autres et sans la moindre créatitivité.

Les critiques du margouillis.

Ces critiques complètement hypothétiques (le margouillis n'étant pas encore assez célèbre pour que quelqu'un ait pris la peine d'en dire du mal) passent cependant à côté de quelque chose d'essentiel : le margouillis, c'est avant tout une grande famille de bloggeurs intègres et motivés.
L'emploi présent du pluriel et du mot "intègre" sont attribuables à une forme de licence poétique et ne reflètent la réalité qu'au même titre qu'un miroir sale, brisé et placé au fond d'une cave obscure.

- Paul Binocle, éditeur, rédacteur et saboteur du margouillis vespéral



Des pêcheurs russes attrapent un extraterrestre - et le mangent
Par nos collègues de Pravda.ru


Région de Rostov, Russie - Que font des pêcheurs russes lorsqu'ils attrapent un animal agonisant et sifflant qui leur est inconnu, dont l'apparence est si déroutante qu'ils le prennent pour un extraterrestre ?

La réponse correcte est, apparemment, "le filmer avec leur téléphoner portable puis le manger".

Le même, séché.

Par chance, l'être en question (qualifié de "plat le plus délicieux qu'il ait jamais mangé" par l'un des pêcheurs) n'était pas un ambassadeur de l'espace à la chaire particulièrement tendre mais un Rhinobatos productus, un poisson de la famille des raies.

Cet évènement confirme la légendaire hospitalité russe à l'égard des êtres venus d'ailleurs (voir aussi : Tunguska).

Le même, vu de dos.



Pour rester dans le monde merveilleux des poissons difformes :

Découverte d'un poisson au visage humain
Par nos collègues de la télévision d'un pays où les lettres ressemblent à des cartes routières

Un autre animal marin étrange a mis internet en émoi : un poisson qui, vu sous un certain angle, un éclairage particulier et en se passant très vite les mains devant les yeux, semble avoir un visage plus humain que la moyenne. Les théologiens sont encore en train de débattre pour déterminer s'il s'agit de l'oeuvre de Dieu, du diable ou d'un effet d'optique saisissant.




Merci à tous les ichtyologues de YouTube qui ont pris la peine de se logger pour signaler "looks liek som1 fcked a fish lol"



La Belgique n'existe pas

Lecteurs belges, réjouissez-vous : vous pouvez cessez de craindre la fin de la Belgique, puisque celle-ci n'a jamais existé !

Telle est en tout cas la théorie défendue par Lyle Zapato sur son site internet : selon lui, la Belgique serait un canular orchestré par la grande conspiration libérale.

Je ne peux malheureusement pas vous dire grand-chose d'autre que "allez lire son site", puisque mes pensées sont surveillées et que je risque le lavage de cerveau si je m'approche trop de la Vérité.

Si vous ne comprenez pas l'anglais, ne vous inquiétez pas ! L'équipe du margouillis vespéral a prévu autre chose pour vous :

Une asiatique en train d'essayer de manger un chat, ou de l'embrasser avec fougue.



Les prix Nobel vivent plus longtemps
Par nos collègues de LiveScience

Une étude a montré que la durée de vie moyenne des lauréats du prix Nobel est plus élevée que celle des nominés repartis les mains vides.

Selon cette étude, ce n'est pas l'importante somme d'argent associée au prix Nobel qui est responsable de cette longévité accrue mais bien le prestige et la célébrité qui l'accompagnent.

L'équipe du margouillis vespéral attend avec impatience le jour où les prix Nobel seront prescrits sur ordonnance médicale.

Marie Curie aurait remporté deux prix Nobel afin de tenter de rallonger sa vie, significativement réduite par son exposition massives à des éléments radioactifs. Vers la fin de sa vie, elle avait en effet acquis la réputation de quelqu'un de brillant - surtout dans le noir.




Voilà pour aujourd'hui ! Selon le feedback que je recevrai et mon (manque de) temps libre, vous risquez de retrouver de nouvelles éditions du margouillis vespéral dans les semaines et mois à venir.

Pour terminer, une image et une citation :

Un chat qui joue avec une souris.

Je croirais vraiment à la liberté de la presse quand un journaliste pourra écrire ce qu'il pense vraiment de son journal.
Dans son journal.
Guy Bedos

jeudi 8 novembre 2007

Les scientifiques ne fichent toujours rien

Dans ma mise à jour du début de semaine, j'ai révélé un terrible scandale : les scientifiques ne fichent rien, ou en tout cas, ne font pas ce pour quoi ils sont payés (à savoir, dans l'ordre : 1) comprendre le fonctionnement de l'univers ; puis 2) enfreindre ces lois pour améliorer notre confort).


Aujourd'hui, je suis aujourd'hui prêt à vous révéler un nouveau scoop : les choses n'ont pas changé depuis le début de la semaine.

Cher Charles Darwin,
Où est l'hyperespace que je t'ai commandé ?

Messieurs les scientifiques, je vous ai laissé trois jours pour inventer l'hyperespace, une intelligence artificielle digne de ce nom et d'authentiques armes laser qui font "piou, piou"...

...et vous n'avez rien fait.


Vous ne me laissez donc pas d'autre choix que de mettre davantage en évidence votre incompétence, d'une manière un peu différente de la dernière fois : plutôt que de prendre des exemples d'inventions tirés de la science-fiction, j'en ai choisi deux tirées des jeux vidéos.

Les jeux vidéos ne servent pas juste à transformer nos enfants en machines à tuer, ils permettent aussi de créer des concepts aussi révolutionnaires qu'irréalisables !
Image par Carlos Ramos



Le medkit

Dans les jeux de tir à la première personne (que les spécialiste appellent FPS et les fossiles, Doom-like), les hôpitaux n'existent pas.

Les blessures s'y soignent en effet via des medkits, de petites boîtes blanches marquées d'une croix rouge qui soignent instantanément n'importe quelle blessure par simple contact.

L'aspect traditionnel d'un medkit. Cette petite boîte guérit tout, sauf peut-être les coeurs brisés.

Pour être plus exact, un medkit classique rend 50 points de vie. Étant donné qu'un personnage de FPS normalement constitué (c'est-à-dire capable de résister à plusieurs blessures par balles successives ou une explosion environ) a 100 points de vie lorsqu'il est en parfaite santé, cela signifie qu'un medkit transforme un mourant en demi-mourant et rend sa parfaite santé à un demi-mourant.

Tel est le miracle des medkits.

NB : je reconnais toutefois que la physiologie des personnages de jeux vidéo est peut-être légèrement différente de celle des êtres humains classiques. Une personne normale, lorsqu'elle est atteinte par une balle de fusil ou mordue par une créature venant d'une autre planète, peut être sujette aux troubles suivants :
  • baisse de rendement significative, allant du fait de boîter à celui de mourir
  • douleur (et cris associés)
  • perte de sang, suivie de syncope puis de décès
Les personnages de jeux vidéo ne connaissent rien de tout cela.

Je crois que c'est même le principe du test de Turing : tirer sur quelqu'un pour vérifier si c'est une machine ou pas.


Le futur du futur : l'étape suivante, que la plupart des jeux vidéo n'osent pas franchir, serait d'inventer le "medkit portable". Celui-ci pourrait être ramassé et transporté pour un usage ultérieur et ne resterait donc pas stupidement fixé au sol en attendant d'être utilisé, comme c'est le cas dans la plupart des jeux actuels.



La sauvegarde

Les développeurs de jeux vidéo ont un jour compris qu'il pourrait être intéressant pour le joueur de ne pas avoir à recommencer un jeu en entier à chaque game over ou mise hors tension de la console.

Pour remédier à cela, ils ont inventé la sauvegarde : la possibilité de mémoriser la progression du joueur de sorte à ce que celui-ci puisse revenir à ce point déterminé du jeu par la suite.
Autrement dit, une sorte de "retour en arrière" ou de voyage temporel, sans avoir à s'inquiéter des paradoxes (paradoxes qui, soit dit en passant, sont probablement des excuses imaginées par des chercheurs paresseux n'ayant pas envie de se remuer le postérieur pour créer une machine à voyager dans le temps).

Imaginez quelques instants les applications qu'une telle invention pourrait avoir dans la vie de tous les jours : si vous commettez une erreurs, revenez en arrière et évitez de la répéter ! Revivez vos meilleurs souvenirs autant de fois que vous le souhaitez ! Ne craignez plus les morts accidentelles : revenez-en à votre dernière sauvegarde en cas de problème !

Les plus perfectionnistes pourront même revivre indéfiniment la même journée pour essayer de faire les choix les plus optimaux.




Ces deux exemples démontrent l'incontestable supériorité des scientifiques du monde des jeux vidéo sur nos scientifiques réels. Je viens de citer deux inventions simples, susceptibles de rendre notre vie meilleure... et que nos scientifiques n'ont pas pris la peine d'inventer.

Le feront-ils un jour ? On ne peut que l'espérer.

Félicitations mademoiselle, vous avez inventé un liquide orange. Et si vous alliez me faire un petit medkit, maintenant ? Mmmh ?



Pour terminer :

Voilà le genre d'inventions essentielles que j'attends de la part de nos chercheurs.


Qui comprend invente.

Louis Scutenaire

dimanche 4 novembre 2007

Les scientifiques ne fichent rien, pt 1

Comme je l'ai déjà écrit il y a quelques mois, le présent est décevant. Nos voitures ne volent pas. Nous ne nous rendons pas au boulot sur Mars en nous téléportant. Nos robots ne se sont pas encore retournés contre nous.

À qui la faute ?
La réponse m'est venue il y a quelques années, lorsqu'un ami m'a confié :
Je ne sais pas ce que les physiciens attendent pour inventer l'hyperespace.

Comment lui donner tort ?
Voilà plus de cinquante ans qu'il est question d'hyperespace en science-fiction et, pourtant, aucun scientifique n'a pris la peine de concrétiser cette idée.

Je ne sais pas ce qu'elle est en train de fabriquer, mais ça ne ressemble pas à de l'hyperespace.

À part inventer de nouvelles manières de faire des trous dans la couche de réchauffement climatique et de donner des cancers aux gens avec leurs OGMs nucléaires, qu'est-ce que les scientifiques ont fait pour nous depuis que l'on a mis le pied sur la Lune ?

J'ai accompli quelques recherches à ce sujet et voici ce que j'ai trouvé :

La "Science du sommeil" ? Pas besoin de microscope pour s'apercevoir que ces deux femmes sont en train de dormir. Et si tu faisais plutôt quelque chose d'utile, comme inventer l'hyperespace ou un remède au SIDA ?

C'est exact : pendant que nous attendions bêtement qu'ils inventent le mouvement perpétuel et l'énergie infinie, les scientifiques ont utilisé l'argent du contribuable pour tester des matelas et regarder de jolies femmes dormir au microscope.

Afin d'insister sur l'importance de ce scandale, je me propose de revenir avec vous sur les inventions qui nous font défaut à cause de la paresse des hommes de science :


L'hyperespace
(et autres méthodes de déplacement plus rapides que la lumière)

Même si sa définition précise varie d'une oeuvre de science-fiction à une autre, le principe de l'hyperespace est bien connu : se rendre du point A au point B suffisamment vite pour que les lois de la physique n'aient pas le temps de s'apercevoir qu'on est en train de les enfreindre.

Einstein et ses histoires de "on ne peut pas aller plus rapidement que la vitesse de la lumière" peuvent aller se faire voir : honnêtement, entre un physicien mal coiffé et Han Solo, à qui choisiriez-vous de faire confiance en matière de voyage interstellaire ?

J'ai parcouru une biographie d'Einstein et il n'a semble-t-il jamais contribué à renverser un empire galactique despotique. Je dis ça, je ne dis rien...

Bref, les scientifiques qui prétendent que "l'hyperespace est impossible", que "c'est une excuse pratique en SF pour justifier les voyages interplanétaires" ou que "je vais appeler la police si vous n'arrêtez pas de me suivre partout pour me poser des questions stupides" mentent ou refusent d'accepter une vérité pourtant évidente : un autre monde est possible.

Un monde... avec l'hyperespace.

Quelques faits sur l'hyperespace :
  • l'hyperespace ne pollue pas
  • l'hyperespace est beaucoup mieux que l'espace normal, et un peu mieux que le superespace
  • l'hyperespace permet d'aller quelque part plus vite qu'à pieds ou en avion, mais moins vite que si vous étiez déjà
  • l'hyperespace se base sur un principe physique, celui de la SCIENCE



L'intelligence artificielle

Sur ce coup-là, je veux bien reconnaître que les scientifiques ne sont pas les seuls fautifs. La moitié des ouvrages de science-fiction nous explique que des robots intelligents/des superordinateurs intelligents/des extraterrestres intelligents vont décider d'annihiler/de réduire en esclavage l'humanité.


Le résultat, c'est que seul des imbéciles osent essayer de créer une intelligence artificielle et font en sorte que celle-ci soit plus bête qu'eux (ce qui est en soi une sacrée prouesse technique), de peur de voir leur création se retourner contre eux.

J'ai essayé de converser avec l'une de ces misérables création à l'intelligence bridée. Le résultat fait peine à voir :

Une illustration de l'incontestable supériorité de l'intelligence humaine sur la soi-disant intelligence artificielle : quand vous insultez une machine dans une langue qu'elle ne parle pas, elle ne vous comprend pas.

À quand les machines suffisamment intelligentes pour réagir de manière convaincante à nos insultes ? (je n'ai pas de statistiques là-dessus, mais je suis à peu près sûr qu'à peu près 90% des personnes qui ont essayé de parler avec un de ces robots de chat - ou chatterbots - les ont insultées à un moment ou à un autre)
À quand les robots humanoïdes capables d'effectuer des tâches plus complexes que de monter un escalier ?


J'ai été un peu optimiste, on dirait - à quand les robots réellement capables de monter un escalier ?



Je reconnais toutefois que, même si les machines ne sont pas encore aussi intelligentes qu'elles le devraient, des machines étonnantes ont été mises au point. Un lecteur a attiré mon attention sur cette chaise exceptionnelle :


Une chaise capable de se casser (en certains points précis) puis de se reconstituer... voilà le rêve de tout homme : la Science et l'art des farces et attrappes, marchant main dans la main.
Merci à Nico pour la vidéo.



Les armes laser qui font "piou, piou"

C'est presque un must de la science-fiction : toute arme futuriste doit émettre des rayons lumineux, accompagnés d'un bruit caractéristique.

Piou, piou !
NB : Le bruit des armes laser est tellement formidable qu'il se propage même dans le vide spatial.

Tel est le principe des armes laser en science-fiction. Ces armes révolutionnaires présenteraient l'avantage de ne pas devoir être rechargées tous les quelques tirs, de dépenser énormément d'énergie pour rien, d'être aussi peu visibles et silencieuses que possible, de créer des blessures (immédiatement cautérisées) apparemment moins redoutables que de vraies blessures par balles et d'être super cools.

La popularité des armes laser est cependant en perte de vitesse depuis qu'un réalisateur anonyme a eu la mauvaise idée d'ouvrir un manuel de physique.
Désormais, les armes en science-fiction sont donc des armes à plasma, c'est-à-dire des armes qui envoient des rayons lumineux en faisant "piou, piou".



Voilà pour aujourd'hui ! Si cette mise à jour n'a pas suffi à vous convaincre que les scientifiques ne consacrent pas leur temps à l'invention des choses dont nous avons vraiment besoin, repassez mercredi ou jeudi pour la suite (et la fin) de cet article !

Pour terminer, une image :

Un boîtier de PC en carton !
On n'arrête pas le progrès.